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Aphelio

Ecrire ... puis mourir ...

Présentation

J'ai décidé de mettre mes poèmes sur le web, comme je ne sais pas créer de site, je me suis rabattu sur un blog.






J'espère que ces quelques écrits vous plairons, n'hesitez pas à me laisser des critiques ou à me proposer des thèmes d'ecriture : j'essaierai de trouver un peu de temps pour les satisfaire.





Bon surf !

contact : s33k_4nd_d3stroY@hotmail.com





P.S : quelques poèmes ont des fautes de pied, cherchez les ^_^, Je vous conseille de commencer par la fin du blog.

P.S.S : écrits publiés conformément à la loi sur les droits d'auteur et protégés par :

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Eternelle ... | 20 janvier 2008

 Parsemé de pétales et de mets orientaux,
Son teint blanc et blafard souffle sa mélancolie
Au mistral abyssal qui secoue ses amies
Violemment effondrées aux portes des caveaux. 

Sa nature est de marbre et joliment polie
Pour celui qui un jour entrera en son sein,
S'en ira au devant de son père sans desseins
Pour apprendre à sourire, lendemain de sa vie. 

Qu'elle est belle au milieu de ces fleurs violacées
La petite merveille à présent démodée :
Trop classique à leur goût, ils préfèrent la fuir. 

Entendez que je meure pour jouir de ses charmes,
Ecoutez l'oraison sans verser une larme
Car la tombe est ma vie et sa croix mon sourire.

En passant ... pendant l'ennui d'un cours de math.

Bonjour à tous :-)

Publié par Aphelio à 18:00:03 dans Aphelio | Commentaires (14) |

Illusions ... | 29 septembre 2007



 Je cherche quelques mots à coucher sur la feuille.
Doux rayon de soleil sur la porte d'Auteuil
Et la plume s'envole, acrobaties frivoles
Pour écrire le passé, la pensée en est folle.
 

La pointe glisse et coulisse sur les carreaux,
Sur la candeur du papier, faible et doux fardeau
Quand il faut le noircir, le rougir de son sang
Pour écrire et décrire les maux du présent.
 

Du passé au semblant elle voyage en dansant
Sur la peine et les joies du meneur incessant,
Petit drogué de maux aux grands éclats de mots.
 

Mais la pointe se casse à force de saigner
Pour des larmes futiles et des rires cachés
Derrière de petits mots, remparts de non maux.


Photo tirée de : http://shaniah.free.fr

Publié par Aphelio à 20:34:22 dans Aphelio | Commentaires (3) |

Amis de fortune ... | 22 septembre 2007

 

 

 Allongé sur la mousse de pavés humides,
Agréments de fortune d'un cachot fétide,
Il se saigne et se brise pour ceux qui l'oublient ;
Un présent au futur et adieu ses « amis ». 

Le pire est cette voix qui gangrène son cœur,
Ce vent qui souffle dans son sang un air farceur,
Quelques notes, surtout quelques mots qui sont siens,
Petite phrase qui sans cesse lui revient :
« Les larmes coulent quand on s'y attend le moins
Toujours lorsqu'on tient le bonheur entre nos mains.
Et elle rit et il pleure devant ses regards
Qui témoignent oubli et dédain à son égard. » 

Allongé sur la mousse de pavés humides
De sang et de larmes, nouveau décors putride,
Sur une dalle des mots rouges sont écrits,
Son cadavre surplombe : adieu, mes vrais amis.

Publié par Aphelio à 18:17:59 dans Aphelio | Commentaires (6) |

Abandon ... | 29 juin 2007



L'inspiration s'en est allée, contre mon gré,

Au delà des fleuves dans de vertes contrées,
Prise par l'ennui de vaquer dans mon esprit,
Terre aride vouée à l'amour que l'on prie. 

Abandon du frêle alchimiste aux alambics
Pour retrouver le bel amant proie de l'esthétique
Qui sait rendre beauté aux lieux tel l'abattoir
Quand l'autre assombrit gaiement les rêves du soir. 


Lassitude de l'être aux visions lunatiques ;
Espoir de posséder un Homme poétique ;
Comme un démon qui scrute de son promontoire
La détresse du druide, son grand désespoir,
Seul ingrédient du rite de son désarroi :
Voyez le incanter au pied de la paroi. 

La lame va et vient sur la peau de la main
Puis remonte les veines du poignet fragile
Sciant l'épiderme, gardien du corps humain,
Du sang mêlé à cette destruction habile.

Publié par Aphelio à 18:29:19 dans Aphelio | Commentaires (12) |

Hurlement canin ... | 11 juin 2007



Je hurle à la Lune qui éclaire mes traces

Laissées dans la neige par mes griffes et mes pattes
Qui trop longtemps sont restées dans leur cage étroite,
Insulte insupportable qu'on fit à ma race. 

Mais ce soir je hurle sous ce bel halo blanc,
Seigneur de la nuit, muse des loups solitaires,
Nobles canins dont je suis désormais le frère.
Oui ce soir je suis libre de chasser l'élan. 


Et pourtant je ne fais que hurler ma douleur
Sous la neige, dans le vent qui porte mes cris,
Les déforme, à l'oreille de l'Homme je ris. 

Je hurle ma tristesse à la Lune qui pleure
De voir un de ses enfants à ce point meurtris,
Sur le flanc une plaie béante, il lui sourit.

Publié par Aphelio à 21:35:54 dans Aphelio | Commentaires (25) |

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